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    D’une aube à l’autre

    • Laurence Tardieu
    • Edition Stock
    • Date de parution : janvier 2022

    Je viens de refermer ce livre…
    Je reprends ma respiration…doucement.

    Je reviens à moi, à l’instant présent.

    Laurence Tardieu nous tend ce livre comme une trace qu’elle veut créer pour une histoire qui ne s’inscrit pas dans le quotidien. Elle se situe ailleurs et comme pour un marcheur sous la neige, le chemin est à inventer. Notre lecture participe à faire trace !

    Cette trace si importante pour Laurence. Je l’appelle par son prénom car cette mère m’a prise par la main et m’a emmenée à l’orée d’un monde que personne ne voudrait traverser. En mère, elle ne peut que nous le montrer de loin…

    S’ouvre à nous, en nous « un lac si profond »

    Le petit mot de Nathalie

    Je retarde le moment d’écrire le sujet de ce livre magnifique. Laurence Tardieu nous raconte 158 jours de sa vie et de celle de son fils Adam brusquement projeté « ailleurs » suite au diagnostic d’une leucémie.

    Je sais, il est des mots qui font peur, qui peuvent éloigner car on les craint contagieux. Et pourtant ce livre partage la force et la profondeur. Il met des mots sur la puissance de l’amour et les profondeurs insoupçonnées de notre courage. Il sublime le fragile, le consentement, le regard qui redonne du souffle, le présent d’un rayon de soleil ou d’une danse improbable sur le bord d’un lit d’hôpital.

    Il parle aussi de la force de la poésie et de celle du silence.

    « Accepter ne se peut
    Comprendre ne se peut
    On ne peut pas vouloir accepter ni comprendre
    On avance peu à peu
    Comme un colporteur d’une aube à l’autre »

    Philippe Jaccottet

    Adam et sa famille ont remporté le combat et nous, nous sortons de cette lecture apaisés, plus forts et heureux !

    Oui heureux pour eux et pour nous d’avoir effleuré cet infini au creux de nos entrailles.

    Une écriture syncopée, au couteau sans fioriture, tout à la fois abrupte et délicate. Sur un sujet si difficile sans pathos et un avec un ton simplement juste. Parfois la couleur de ce texte m’a renvoyée comme un écho au livre de Maelys de Kerangal « Réparer les vivants »

    Très bonne lecture.

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