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Après la parution de « la carte postale », Anne Berest fut régulièrement questionnée sur la quasi absence de son père… Le voici avec ses ancêtres en Finistère

Il a presque vingt ans. Il vit loin. Loin de sa famille, loin de lui. Mais il revient parfois : les repas de famille, Noël, il ne peut pas y échapper… Alors, en silence, il assiste à son show : celui du père parfait, celui qui ne rentre pas dans la chambre de son petit garçon la nuit.

Depuis 86 ans, Simone Guillou habite à Barthon en Retz, sa ville natale. Veuve, elle vit désormais seule et la solitude la submerge. Un jour, la statue du crapaud posée devant chez elle disparaît. Etonnée, Simone l’est encore plus lorsqu’elle reçoit une carte postale signée par ladite grenouille.

Alors qu’il circule de nombreuses images obscènes et violentes, force est de constater qu’il n’en existe aucune représentant un homme tué en application de la loi.

« Les belles promesses », dernier volet de la tétralogie « Les années glorieuses » de Pierre Lemaître. Ce quatrième roman signe la fin d’un cycle consacré aux Trente glorieuses et ouvert en 2022 avec « Le Grand monde ».

En 1976, mon père a rouvert la maison qu’il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans.
À l’intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d’honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux.

Alors qu’elle tente d’élucider le destin d’un ancêtre banni par sa famille, une femme reprend l’histoire de sa propre vie. Des années auparavant, son mari, son premier et grand amour, lui a révélé être homosexuel. Du bouleversement que ce fut dans leur existence comme des péripéties de leur émancipation respective, rien n’est tu.

«De ces nuits et de ces vies, de ces femmes qui courent, de ces coeurs qui luttent, de ces instants qui sont si accablants qu’ils ne rentrent pas dans la mesure du temps, il a fallu faire quelque chose.

Au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, un jeune bourgeois bordelais rencontre une jeune fille pauvre, apatride, fille d’une aristocrate germano-russe ruinée et d’un Géorgien bipolaire, disparu et certainement fusillé à la Libération.

Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au coeur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre.

Il est des hommes est un roman noir, au sens où il ambitionne de dire quelque chose du monde social, de sa dureté, de sa folie, de sa barbarie. Un roman qui se confronte aux forces du mal, qui raconte l’enfance dévastée, l’injustice, le sida, la drogue, la violence dans une cité de Marseille entre les années 80 et 2000.

Aux confins d’une Europe bouleversée, alors que la révolution gronde, cinq jeunes se rencontrent autour d’une étrange menace. De Vienne à Odessa, de Kiev aux plaines de Sibérie, ils sont poursuivis par la police secrète et traqués par le Grand Cophte, bandit cruel et tyrannique.

Tous ont quitté le village sauf lui. La fontaine s’est tarie, la neige a quitté la place, alors quand un morceau de la montagne a dévalé la pente jusqu’à la route, quand la boue a coulé dans les maisons, ils sont partis. Lui est resté car il est là au coeur de son monde.

Jean a cinq ans en 1960 et vit avec ses grands-parents sur la place du village de Vic-le-Comte, en Auvergne. Louise, sa mère, travaille en ville toute la semaine, et à son retour le week-end, elle le déguise, s’adresse à lui uniquement au féminin.

La cour est vide. La maison est fermée. Claire sait où est la clef, sous une ardoise, derrière l’érable, mais elle n’entre pas dans la maison. Elle n’y entrera plus…

Une histoire d’amour magnifique, celle d’un jeune homme pour une femme d’âge mûr qui éclaire et modifie son regard sur le sens de la vie. Un livre où la littérature, premier engagement de ce garçon, devient vitale. Car dans une ville où règne l’effroi, seul l’imaginaire sauve de l’enfermement…

«Personne ne parle de l’année de grâce. C’est interdit. Nous aurions soi-disant le pouvoir d’attirer les hommes et de rendre les épouses folles de jalousie. Notre peau dégagerait l’essence pure de la jeune fille. C’est pourquoi nous sommes bannies l’année de nos seize ans : notre magie doit se dissiper dans la nature.» Mais on ne revient pas indemne de l’année de grâce. Si on en revient.

Il existe des souvenirs minuscules comme on parle de vies minuscules. Frédéric Vitoux se souvient de cette « assiette du chat », objet de disputes entre son frère, sa soeur et lui, au tout début des années 50. Aucun des trois enfants ne voulait cette assiette pour lui, au prétexte qu’elle aurait servi, quarante ans plus tôt, au chat qui avait colonisé l’appartement, du temps de leur grand-père.

« À mon âge, la prison prive de peu. Une peine appropriée serait de retirer les montagnes de mon passé, de les effacer de mes mains, de ma respiration. Mais elles sont en sécurité dans la soute de mes sens. Votre pouvoir sur moi se limite au petit présent. »

Annie a 17 ans. Et pour certains elle est différente ; un petit chromosome 21 en plus… Elle est pétillante et passionnée par les majorettes ! Elle est désespérée quand elle se fait chasser trois semaines avant le défilé. Mais ça, c’était sans compter sur sa famille qui a LA solution.

Laurence Tardieu nous tend ce livre comme une trace qu’elle veut créer pour une histoire qui ne s’inscrit pas dans le quotidien. Elle se situe ailleurs et comme pour un marcheur sous la neige, le chemin est à inventer. Notre lecture participe à faire trace !

« Ce n’était pas si dingue après tout de parcourir le Sahara, puisque j’attendais, le regard rivé sur l’ampoule d’un sablier, que le temps efface la furie de cet amour, que les braises se fassent cendres. »

«Là, sur la route de la mer, après le portail blanc, dissimulées derrière les haies de troènes, les tilleuls et les hortensias, se trouvaient les vacances en Bretagne. Août était le mois qui ressemblait le plus à la vie.»

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En 1944, dans la jungle du Yunnan, en Chine, le redoutable Matsui règne d’une main de fer sur le camp de prisonniers où est enfermé Jean Sautet, un Français. Ce dernier n’est autre que celui qui a battu Matsui aux jeux Olympiques de Paris en 1924. Désirant prendre sa revanche, le colonel fait reconstruire à l’identique le stade olympique pour rejouer la finale qu’il a perdue.

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