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    L’assiette du chat : un souvenir

    • De Frédéric Vitoux
    • Editeur : Editions Grasset
    • Date de parution : mars 2023

    Présentation

    Il existe des souvenirs minuscules comme on parle de vies minuscules.

    Frédéric Vitoux se souvient de cette « assiette du chat », objet de disputes entre son frère, sa soeur et lui, au tout début des années 50.

    Aucun des trois enfants ne voulait cette assiette pour lui, au prétexte qu’elle aurait servi, quarante ans plus tôt, au chat qui avait colonisé l’appartement, du temps de leur grand-père.

    Mais les souvenirs minuscules sont-ils si minuscules que ça ? Un fil a beau être ténu, il peut, tel une corde de rappel, faire surgir des brumes du passé des pans entiers de l’histoire familiale, en révéler les secrets, et finir par éclairer peut-être les attitudes longtemps jugées inexplicables des aînés…

    Le petit mot de Nathalie

    Sur le bandeau de la couverture, en gros caractères : « Un souvenir »

    Je suis, depuis que je sais lire, fascinée par la mémoire des écrivains… capables de se souvenir de leur petite enfance, de la couleur des murs du salon, de l’intonation d’une voix ou de l’éclat d’un sourire. Des bêtises qui ont jalonné les jours de leur enfance, des tensions incomprises entre leurs parents, de l’odeur de la mer ou du goût d’une madeleine…

    Parfois je scrute ma mémoire ; l’imaginant comme une boite au couvercle trop lourd.

    Ou devrais je dire, je tente de scruter ma mémoire… chaque fois désolée de la trouver presque vide. Que me reste-il vraiment de mes parents, de mes jeux avec mes sœurs ? Mes souvenirs sont-ils vraiment les miens ? Ou ne sont-ils que les réminiscences de ce que l’on m’a raconté moult fois ? Le décalque d’une photo aux couleurs passées ? Quoi qu’il en soit, ils sont flous, incomplets étranges, presque étrangers.

    Me reste cependant un amour immodéré pour mes parents, pour le couple lumineux qu’ils formaient…

    Je m’égare – sûrement. Je voulais vous parler du livre de Frédéric Vitoux.  Lui aussi se souvient mal, lui non plus n’a pas posé de questions.  Malgré tout, à travers le souvenir confus de l’assiette de la chatte Fagonette, il tente de tirer le fil ténu de la mémoire.

    Que faisons nous d’autre, notre vie durant que chercher, ou fuir, l’endroit d’où nous venons ?

    Frédéric Vitoux partage, dans ce livre, ses tentatives, ses regrets à travers une écriture au style délicat et suranné. Il provoque des ronds dans l’eau de nos propres mémoires, nous invite à regarder et accepter les silences, les oublis, les questions de nos « vies minuscules ».

    Est-il nécessaire de vous dire que j’ai aimé ce livre ?

    Récemment...

    Nos coups de coeur

    « Rien de tout ça n’est arrivé. Rien de tout ça n’est arrivé. » Othello a beau se le répéter en boucle, l’acte qu’il vient de commettre est irréparable. Du haut de ses sept ans, lui qui n’avait d’yeux que pour les oiseaux et leurs promesses d’évasion, vient de tuer son père. Derrière cette tragédie familiale, de nombreux secrets enfouis, une enfance bafouée, et l’ombre d’un héritage dont il ignore encore la portée.

    Dans les imagiers pour les tout-petit·es, les femelles font références quand elles représentent la maternité (la vache, la poule), sont des proies de l’Homme ou du mâle (la gazelle, l’antilope). Pour le reste… elles sont terriblement absentes

    Irène Dobrynine, médecin généraliste à Fontainebleau, est la sœur ainée de Natacha, une brillante ingénieure chimiste qui a choisi, par conviction écologiste, d’intégrer une multinationale qui fabrique du papier écocertifié. Un samedi après-midi, deux policiers viennent annoncer à Irène qu’un corps qui pourrait être celui de sa cadette a été retrouvé, méconnaissable, dans l’atelier 4 ultrasécurisé de l’usine d’Étampes. Natacha, qui s’y est aventurée de nuit alors qu’elle n’était pas habilitée à y avoir accès, a fait une chute mortelle.
    Décès accidentel ? Suicide ? Mort provoquée ? La responsabilité de l’entreprise est-elle engagée ?

    Il a presque vingt ans. Il vit loin. Loin de sa famille, loin de lui. Mais il revient parfois : les repas de famille, Noël, il ne peut pas y échapper… Alors, en silence, il assiste à son show : celui du père parfait, celui qui ne rentre pas dans la chambre de son petit garçon la nuit.